La rédaction de ce blog débute à un âge où mon petit cerveau d’étudiant à vie a déjà mécaniquement, fatalement, commencé à perdre une partie de ses capacités mémorielles et cognitives.
Pour éternellement jeune que je ressente mon âme, pour infinie que soit la route que j’aimerais parcourir, je vois bien s’accumuler les jours, les mois et les années sur le compteur kilométrique du véhicule que j’ai emprunté.
Dans la maison de mon esprit, je peine parfois à retrouver une chose pourtant familière, que je ne retrouve que plus tard, à un moment où je ne la cherche plus. Signe sans doute que j’ai accumulé suffisamment de choses, sans parler de ces livres que je n’ai encore jamais eu le temps d’ouvrir, pour passer à une phase de rangement intérieur, histoire de faire un peu de place dans mon disque dur cérébral.
C’est, j’espère, ce à quoi pourra me servir également ce blog, où je rangerai au passage quelques textes épars de temps différents, dans un ordre chronologique plus qu’approximatif, mais cela n’a pas de réelle importance, puisque seule l’actualité intemporelle m’intéresse.
Bienvenue donc à toutes celles et ceux qui tomberont sur ce livre d’Arlequin, fait de petits morceaux d’étoffe cousus un à un par ce qu’il me reste de fil de pensée.
Pardon d’avance si je vais à mon rythme et que la production n’est pas régulière. Elle durera d’autant.
« Pourquoi tricotes-tu si vite ? », demande le mari.
« Je me dépêche avant qu’il n’y ait plus de laine ! » répond la femme.