J’étais déjà hypnotisé depuis un bon moment par l’écran panoramique de ce taxi où, tels des fantômes, voitures, vélos et passants apparaissaient dans un champ visuel plus vaste que celui qu’offrait le pare-brise.
En relisant quelques articles publiés sur ce blog, je réalise que la mort y prend une certaine place. Je ne me sens pourtant ni vieux, ni malade, et celle-ci ne m’effraie pas. Alors pourquoi est-elle si présente ?
J’ai dégusté hier soir un délicieux médaillon de biche avec une sauce aux châtaignes, quelques airelles, une crème de panais, une petite endive braisée et une pomme au four, le tout accompagné d’un demi-verre de vin rouge boisé au goût de griotte. Mémorable.
Assis derrière le bureau, je contemple un moment le tableau tranquille de mon cabinet vide, baigné des rayons d’un soleil déclinant. Ce n’était pas seulement la dernière consultation de la journée ; ce lieu ne recevra plus de patients. C’était la dernière séance.
Un ami m’envoie la photo attendrissante de sa petite fille, qui depuis des années joue avec la même peluche, un charmant petit flamant rose qui lui tient toujours compagnie.
Dans la marina d’un petit port sur la côte sud de la République Dominicaine, je devise avec un navigateur qui, comme moi, s’apprête à traverser l’Atlantique à la voile pour rejoindre la France.
À l’époque où, en Chine, rayonnait déjà la médecine que je pratique aujourd’hui, avaient lieu en Grèce, à Olympie plus exactement, une manifestation sportive qui, tous les quatre ans, célébrait le lien unissant les hommes et les dieux.