Un jour, dans un aéroport, entre deux avions et deux somnolences, je pris un petit café.
J’y plongeai un sucre, dans un mouvement de ralenti qui laissa à ma réflexion le temps de plonger avec lui.
Le sucre disparut, et le café, noir comme un ciel sans lune, perdit son amertume.
Je le dégustai en songeant que moi aussi, je me fondrai un jour à nouveau dans le monde. Et que ce jour-là, j’aimerais pouvoir me dire que j’ai contribué à le sucrer un peu.