C’est une histoire que je raconte souvent à mes étudiants et à mes patients, car elle fait partie de ces petits moments d'eixtence qui recèlent de précieuses leçons de vie.
C’était un matin de janvier, je m’étais offert une galette des rois, petit modèle, car je travaillais seul à la maison ce jour-là.Inutile de dire que je ne fus pas trop surpris d’avoir la fève, mais histoire de respecter la tradition, je m’étais tout de même mis la couronne sur la tête.
Un peu plus tard dans la matinée, je sortis pour faire une course. Et là, dans la rue, quelque chose d’assez incroyable se produisit. Des gens que je ne connaissais pas me disaient bonjour en m’offrant leur plus beau sourire. Je leur répondais avec le sourire moi aussi, tout en me demandant intérieurement quel heureux événement national avait bien pu survenir pour expliquer ce rayonnement de gaité sur le visage de tous ceux que je croisais. Une fois arrivé au magasin, je réalisai, lorsque le vendeur me dit, lui aussi avec un grand sourire : « Bonjour, Majesté ! », que j’étais tout simplement sorti avec ma couronne.
À cet instant précis, un second déclic se produisit. J’avais cru que c’étaient les autres qui avaient changé. Que nenni ! C’est moi qui avais changé quelque chose sans le savoir. J’avais oublié que le monde est un vaste miroir, une pure projection de notre conscience, ce que la physique quantique a désormais prouvé.
Nous nous promenons souvent, dans la ville comme dans la vie, en faisant pâle figure « parce que la vie n’est pas drôle et que les gens ne sont pas sympathiques ». Alors que c’est nous qui, quelque part, contribuons à fabriquer cette vie et entretenir ces gens ainsi. Quelle leçon importante de réaliser qu’il suffit, symboliquement parlant, de se mettre soi-même une couronne sur la tête pour que le monde change.
Cessons de chercher le bonheur en geignant. Commençons par être heureux, et voyons le résultat.