Le 1er mai est la fête du travail. Le mot vient du latin tripalium, qui signifie "triple pieu". Mettre un cheval au travail, c’était bloquer son sabot dans un trépied pour le ferrer.
La nature humaine n'ayant rien trouvé de mieux, depuis quelques 2000 ans, que d'utiliser le même type d'instrument pour immobiliser les humains le temps de leur planter quelques clous, le mot travail est rapidement devenu synonyme de torture (le fameux supplice du pal) et de souffrance, avant de prendre le sens ambigu qu’on lui connait aujourd’hui.
De quoi rester dubitatif lorsque l'on entend les politiques nous parler du « droit au travail » et nous vendre la « valeur travail ». De quoi goûter comme un plaisir de fin gourmet la fête du travail, célébrée par tous les syndicats ouvriers, un brin de muguet à la boutonnière.
À propos, le muguet, en dépit de sa jolie forme et de son doux parfum, se trouve être une plante éminemment toxique pour le cheval comme pour l’homme.
Bref, je ne sais trop quoi penser de la symbolique de ce jour. Je préfère en conclure que les traditions ont vachement d’humour.