Là-haut, poussé par un frais vent printanier, une portée de chatons angoras, au poil blanc immaculé et vaporeux, s’étire paresseusement dans l’azur.
Plus bas sur l’horizon, une portée de lignes électriques, où s’étend une floppée de notes noires. Certaines changent parfois d’octave, racontant une mélodie toujours changeante.
De temps en temps, une croche s’envole pour s’en aller jouer au milieu de la portée de chatons.
Aujourd’hui, la terre et le ciel ressemblent à un immense instrument à vent, dont le souffle chante les louanges de la nature et de la vie.
Félicitations au chef d’orchestre, rayonnant tout là-haut, au cœur de son pupitre bleu, sur les instruments de sa création.