Un jour, je serai mort.
Mon corps, charmant compost en sursis auquel chacun de nous tient tant, rendra tranquillement aux éléments qui l’ont toujours constitué la monnaie de sa forme.
Mon esprit, selon qu’il aura ou non le sentiment d’avoir fini la route qu’il avait à faire, se dispersera avec délice comme la goutte d’eau rejoignant l’océan, ou continuera en rêve de faire du stop dans les limbes, dans l’attente d’un autre véhicule de passage.
Dans tous les cas, j’ai déjà la satisfaction de n’avoir pas donné de regrets à ceux qui m'ont offert avec amour ce voyage à travers la vie, et le double plaisir d’avoir participé à mon tour, en corps et en esprit, à la pérennité d’une origine et d’un savoir par enfants et frères humains interposés.
Rien ne se perd.
Elle est pas belle, la vie ?
(Crédit Image : sculpture de Thomas Houseago)